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Archives pour la catégorie ‘Eglises et Basiliques de Rome’

La Basilique Saint Jean de Latran

02/06/2012 Comments off

La basilique Saint-Jean de Latran est à la fois la cathédrale de Rome mais également la mère de toutes les églises de Rome et dans le monde. A ce titre, elle est plus importante que la basilique Saint-Pierre du Vatican. Ses dimensions de 100 mètres de long et 65 mètres de large en font la deuxième église la plus grande après celle de Saint Pierre. Elle fait partie des quatre basiliques majeures de Rome, et elle en est également le siège de l’évêché dont l’évêque n’est autre que le pape.

Histoire de la Basilique


C’est l’empereur Constantin qui fut alors le premier de sa dynastie à être converti au catholicisme qui ordonna sa construction. Elle doit son nom à la famille des Latérani qui offre le terrain pour permettre de l’ériger. De l’époque antique, il ne reste presque rien, puisque tour à tour à travers les siècles, l’église fut endommagée par des incendies, des pillages mais également un tremblement de terre.

Telle que l’on peut la voir aujourd’hui, l’église Saint-Jean de Latran date de sa reconstruction au XVIIe siècle sous le règne du pape Innocent X. C’est en ce lieu que fut baptisé Charlemagne. Jusqu’au XIVe siècle, l’église est le siège de la papauté et c’est également en ce lieu que furent célébrés les accords de Latran entre Mussolini et le Saint Siège. Dans l’autel de la Basilique, seul le Pape est autorisé à y célébrer la messe.

Le président Français, chanoine d’honneur de l’église


Il existe des liens étroits entre la basilique Saint-Jean de Latran et la France. En effet, le roi Henri IV a soutenu lors de son règne des dépenses du chapitre de l’église. Sous la révolution française, ce droit fut supprimé, mais il fut rétabli plus tard sous le règne de Louis XVIII, Charles X et Napoléon III. A ce titre, l’actuel président de la république qui est le descendant des rois a le titre honorifique de chanoine d’honneur de la basilique. C’est à cette occasion que l’ex-président Nicolas Sarkozy fit un discours sur le rôle important du prêtre, supposé supérieur dans l’éducation par rapport à l’instituteur.

La façade principale


La façade principale de la basilique est divisée en cinq parties qui sont délimitées par des gigantesques colonnes. De style baroque, son attique (le sommet de la façade) est ornée de 15 statues qui représentent le Christ au milieu, saint Jean-Baptiste, saint Jean l’évangéliste et les docteurs de l’église. Les cinq entrées sont surmontées par des arcades majestueuses et l’entrée centrale est fermée par une porte de bronze qui provient de l’Antiquité. Petite particularité, la porte latérale droite est toujours fermée, sauf les années saintes.

La façade Nord


La façade nord a été rajoutée en 1586 par Fontana sur ordre du pape Sixt V. De style renaissance, elle est composée de deux rangées de 5 arcades qui donnent sur les 5 nefs intérieures, et c’est au premier étage que se déroule la messe Papale le jour de l’Ascension. Cette façade donne directement sur la place Saint-Jean de Latran et son obélisque qui fut déplacé d’un autre endroit de la ville toujours sur ordre du Pape Sixt V.

Intérieur de la Basilique


L’intérieur de la basilique est très différent de l’époque médiévale. Elle est conforme à la restauration effectuée entre 1646 et 1649 par Borromini. A cette occasion, 9 nefs furent supprimées à l’intérieur pour laisser place à des niches qui accueillent aujourd’hui les statues des 12 apôtres. Borromini fit également construire des chapelles dans les nefs latérales.

L’autel Papal est absolument remarquable avec son baldaquin qui date du XIVe siècle. De style gothique, il contiendrait dans des reliquaires les cranes de Saint-Pierre et de Saint Paul. Seul le Pape a le droit d’y entrer pour célébrer la messe en tant que évêque de Rome.

L’abside est recouverte d’une sublime mosaïque qui représente le visage du Christ au-dessus de la Croix. A gauche sont présents la vierge, Nicolas IV, Saint-Pierre et Saint-Paul ; à droite de la Croix St-Jean le Baptiste, saint Jean l’évangéliste et Saint André. Sur la croix coulent les eaux du baptême qui se répartissent en 4 fleuves.

C’est à partir de cet endroit à travers une nef que l’on accède au magnifique cloitre du XIIIe siècle de nature gothique. Il est entouré de sublimes colonnes droites et torsadées et lorsqu’on se trouve à l’intérieur du jardin, on peut admirer une magnifique mosaïque qui fait tout le tour du cloître.

Pour accéder au baptistère de l’église qui se situe dans sa partie sud, ils font ressortir. C’est ainsi que l’on découvre ce sublime bâtiment de forme octogonale qui fut construit par Constantin et dédia à Saint Jean-Baptiste. Il fut longtemps le seul baptistère de la ville de Rome, et en ce titre, il fut pris comme modèle pour construire les autres du pays. Il contient des fresques sublimes d’Andrea Sacchhi qui relate la vie de l’empereur Constantin et notamment sa bataille qui l’opposa à Maxence, et les chapelles latérales en hommage à différents Saints datent des V, VI et VIIe siècle.

La Scala Santa



Une fois sorti de la basilique Saint-Jean de Latran, vous traverserez la rue pour découvrir l’escalier Saint encore appelé le Scala Santa. C’est ici que Jésus monta les marches avant d’être crucifié suite à son jugement par Ponce Pilate. La légende dit que c’est Hélène, mère de Constantin qi le fit ramener de Jérusalem. Les fidèles chrétiens aiment s’y retrouver et il est de coutume de gravir les marches à genoux. En haut de cet escalier, vous arrivez à la chapelle Saint-Laurent qui est surchargée de nombreuses reliques et dont le plafond est orné de mosaïques.

Autres photos de la Basilique



Eglise Saint Louis des Français

02/06/2012 Comments off

L’église Saint-Louis des Français se situe à proximité de la place Navone et c’est l’église nationale officielle de France dans la ville de Rome puisque sa construction a été financée par Henri II, Henri III et Catherine de Médicis.

C’est l’architecte Fontana à qui l’on doit de nombreuses restaurations sur des édifices de Rome qui acheva la construction de l’église en 1589. L’architecture est résolument française avec plusieurs statues de Charlemagne, de Saint-Louis, de Sainte Clotilde et de François Ier avec la salamandre, sans oublier la célèbre fleur de lys qui est le symbole de la royauté française.

L’intérieur de l’Eglise San Luigi dei Francesi


L’intérieur de l’église est composé de 3 nefs et de plusieurs chapelles. Dans la deuxième chapelle à droite de la nef se trouvent des superbes fresques qui racontent la vie de Sainte-Cécile. Mais ce qui fait la richesse de l’église Saint-Louis des Français est sans aucun doute les peintures du Caravage que l’on retrouve dans la chapelle Contarelli. Ces peintures sont consacrées à la vie de saint Matthieu : le premier tableau s’appelle la vocation de Saint Mathieu, le deuxième Saint Mathieu et l’ange, et le troisième le martyre de saint Matthieu.

C’est enfin un lieu que de nombreux Français habitant à Rome ont choisi afin d’y être enterrés : la tombe de Pauline de Beaumont, celle de Frédéric Bastiat, et du cardinal de Bernis, ambassadeur du roi auprès du pape s’y trouvent.

Photographies de l’Eglise San Luigi dei Francesi


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Eglise Sainte Marie de la Minerve Rome

02/06/2012 Comments off

L’église Santa Maria sopra Minerva encore appelée la basilique sur la Minerve se situe non loin du Panthéon sur la place qui porte le même nom. C’est la seule église de la ville qui a été construite totalement dans le style gothique.

Elle fut construite sur le lieu d’une ancienne église du VIIIe siècle qui aurait elle-même été établie sur les lieux du temple de la Minerve. C’est au cours de ce siècle que le pape de l’époque donne l’église aux dominicains qui décidèrent d’en bâtir une nouvelle beaucoup plus moderne. C’est au XIIIe siècle que la construction actuelle commença. L’église fut restaurée plusieurs fois au cours de son existence et l’on doit par exemple sa façade baroque à Maderno qu’il réalisa au XVIe siècle.

L’intérieur de l’église de la Minerve est composé de trois nefs séparées par des arcades majestueuses soutenues par des piliers. Parmi les nombreuses chapelles des nefs latérales, on s’attarde particulièrement sur celle qui contient le tombeau de la famille du pape Clément VII. La chapelle Carafa abrite elle des superbes fresques du célèbre peintre de la renaissance Lippi qui a représenté la vie de saint Thomas d’Aquin, une Assomption de la vierge et enfin l’annonciation ou le cardinal Carafa est présenté à cette dernière.

L’église abrite également le corps de Sainte Catherine de sienne dont une chapelle lui est dédiée derrière la sacristie. On y trouve également une superbe statue du Christ ressuscité qui a été commencée par Michel-Ange avant d’être achevé par les élèves de son école.

Les images de l’église sainte marie de la Minerve


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Eglise Sainte Marie du Trastevere

02/06/2012 Comments off

La basilique Sainte-Marie du Trastevere se situe dans le quartier du Trastevere sur la rive gauche du Tibre. C’est probablement l’une des plus anciennes églises de la ville de Rome puisqu’elle fut fondée au IIIe siècle sous le règne du pape Calixte Ier. Selon la légende, en 38 avant JC, une source d’huile apparait à cet endroit et c’est interprété par la population juive du quartier comme étant un signe de l’arrivée du christianisme. Aujourd’hui, elle porte le statut de basilique mineure mais elle ne fait pas partie partie des 7 églises du pèlerinage.

Si les fondations de l’église datent du IIIe siècle, la majeure partie de l’édifice tel que l’on peut le voir aujourd’hui est originaire du XIIe siècle lorsque le pape Innocent II ordonna sa reconstruction. Sa vocation initiale d’être dédiée à la vierge Marie n’a pas changée.

La Façade et le Campanile


Sur la façade supérieure on admire une sublime mosaïque du XIIIe siècle avec en son centre le personnage de la vierge qui est entourée de dix femmes avec des lampes pour symboliser leur virginité. La façade est restaurée par l’architecte italien Fontana au XVIIIe siècle, était alors que les sculptures de 3 papes y sont ajoutées. A l’intérieur du portique, le visiteur admirera des fresques sublimes qui représentent l’annonciation. Enfin le campanile qui surgit derrière les statues est roman et date du XIIe siècle.

L’intérieur de la Basilique


L’intérieur de l’église est composé de trois nefs datant du XIIe siècle qui seront séparées par 22 colonnes de granit avec des chapiteaux ioniques provenant des termes de Caracalla. Le plafond est décoré de sublimes caissons en bois, et le pavement est cosmatesque, datant du Moyen Âge.

L’église comporte une chapelle dédiée à Sainte Françoise ainsi que la chapelle de la nativité dans sa partie droite. Sur la gauche, la chapelle d’Avila date du XVIIe siècle et l’on peut admirer dans sa partie supérieure quatre anges qui portent un temple rond. Enfin, il existe deux autres chapelles qui entourent le tombeau du pape Innocent II à l’origine de la reconstruction de la basilique.

Les mosaïques sont sans aucun doute ce qui fait la renommée de cet endroit qui nous interpelle au premier coup d’œil en y entrant. Sur l’arc qui précède le chœur, on retrouve les portraits des prophètes Isaïe et Jérémie, ainsi que les candélabres de l’Apocalypse et la Croix.

Dans l’abside se trouve une magnifique mosaïque qui représente le Christ et la vierge avec à leur côté Saint Callixte, Saint-Laurent et le pape Innocent II. Les mosaïques interprètent également diverses périodes de la vie de la vierge Marie, avec notamment la naissance de Jésus. Elles datent toutes du XIIIe siècle.

Photographies de la Basilique


La basilique Sainte Praxède de Rome

02/06/2012 Comments off

Non loin de la basilique Sainte-Marie majeure, la basilique Saint Praxède appelée encore Santa Prassede elle fut construite à l’emplacement d’une ancienne église, et c’est sous le pontificat de Pascal Ier qu’elle est transformée en basilique. A cette occasion, le pape y fait transférer les ossements de nombreux martyrs chrétiens alors qu’ils étaient persécutés par les romains.

Malgré son caractère austère à l’extérieur, c’est un véritable spectacle qui s’offre à nous en y pénétrant. La basilique est composée de trois nefs séparées par des colonnes de granite. La décoration intérieure est vraiment riche avec la présence de mosaïques byzantines. Dans l’arc triomphal, on retrouve une superbe mosaïque de la Jérusalem céleste tandis que dans l’abside, c’est l’agneau mystique entouré de Sages qui lui présentent les couronnes d’or. L’intérieur de l’abside est consacré à Sainte Praxède qui aurait recueilli Pierre dans sa maison. Lors de sa montée au ciel, elle est accueillie par les apôtres Pierre et Paul qui l’emmènent jusqu’au Christ.

L’autre endroit merveilleux de ce lieu de culte est la chapelle Zénon. En croix grecque, elle se trouve dans la nef de droite et reçoit le tombeau de Théodora. Des superbes mosaïques sur fond doré recouvrent la voute et les murs ce qui en fait un lieu absolument superbe. Enfin, dernière curiosité, la chapelle abrite un morceau de la colonne à laquelle le Christ aurait été attaché lors de la flagellation.

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La chapelle Sixtine du Vatican à Rome

02/06/2012 Comments off

La Chapelle Sixtine est un endroit incontournable des musées du Vatican. C’est le lieu que les visiteurs veulent voir à tout prix, afin d’être pris d’une certaine émotion spirituelle en admirant les fresques de l’illustre peintre Michel-Ange auteur notamment du jugement dernier.

Histoire et construction de la chapelle



C’est en 1475 que la construction de la Chapelle Sixtine commença sous le règne du pape Sixte IV. Il voulait absolument une grande salle afin d’accueillir les réunions de la cour papale qui était alors composée de 200 personnes. Ce lieu qui devait être protégé afin de répondre aux menaces de la seigneurie de Florence et des turcs de Mahomet II fut terminé le 15 août 1483 date à laquelle elle est inaugurée de façon solennelle par le pape.

La chapelle mesure 40, 23 mètres de longueur, 13, 40 mètres de largeur, et 20, 70 mètres de hauteur : ces dimensions seraient celles du temple de Salomon à Jérusalem qui fut détruit par les Romains au cours du premier siècle. D’un point de vue architectural, la chapelle est éclairée par des fenêtres dans sa partie supérieure, et elle est séparée en deux par un portail sublime derrière lequel se trouvait le public tandis que de l’autre coté ( la partie la plus grande) étaient regroupé les membres du chœur. Sur le sol se trouve une superbe mosaïque qui date du XVe siècle et qui n’a pas bougé depuis tout ce temps.

Le Pape Sixte IV demanda à la fin de la construction à plusieurs peintres italiens de renommée de décorer l’intérieur de la chapelle. C’est à ce moment-là que les parois latérales de l’édifice divisées en trois bandes sont peintes, avec dans la bande du milieu des épisodes de la vie du Christ et de Moise.

C’est le neveu de Sixte IV qui devient pape à son tour qui fit appel à Michel-Ange à qui il avait déjà confié de nombreux travaux de restauration dans la ville de Rome pour réaliser une fresque sur la voute. Il fallut 4 longues années au peintre pour achever le travail qui retrace l’histoire de l’humanité. La peinture du jugement dernier fut commandée par le pape Suivant, Paul III Farnèse, toujours à Michel-Ange qui mit 5 ans pour la réaliser.

La voute de la chapelle Sixtine



La voûte de la Chapelle Sixtine représente à coup sûr le plus grand chef-d’œuvre de Michel-Ange. Sa superficie totale représente 800 mètres carrés. C’est en 1508 que le peintre commence à la réaliser, et après une interruption d’une année en 1510, la chapelle est finalement inaugurée par le pape en novembre 1512.

Afin de lire le cycle des peintures, il convient de regarder la fresque en trois endroits. Le premier d’entre eux sont les espaces triangulaires qui se situent juste au-dessus des fenêtres. Les peintures représentent les ancêtres du Christ qui selon l’Évangile attendent le grand événement de la révélation : on peut voir les personnages dans une attitude de fatigue et de souffrance tellement le temps qui les sépare de la naissance du Christ est long. Sur les angles de la voûte sont représentées des scènes qui concernent le peuple d’Israël. A droite de la partie qui était réservée aux peuples, une peinture décrit Judith qui fait tuer le général Holopherne car celui-ci avait reçu l’ordre de combattre l’armée israélienne. A gauche de ce même endroit, David combat le géant Goliath qui avait juré de faire des juifs des esclaves s’il sortait vainqueur contre l’armée israélite. Sur la droite à l’angle du jugement dernier, on retrouve le serpent en bronze qui évoque les reptiles envoyés contre l’israélite. La légende veut que Dieu ait demandé à Moise de fabriquer ce serpent afin de sauver tous les gens ayant été mordus par un reptile quelconque. Enfin sur la gauche, c’est la mort d’un vizir, Arman, qui avait promulgué une loi contre les juifs qui ne se seraient pas agenouillés devant le roi afin de rendre leur exécution possible.

Dans la seconde partie, il convient de regarder entre chaque triangle les personnages qui sont assis sur des trônes. Ce sont les figures des sept prophètes bibliques et des cinq sibylles païennes qui ont tous en commun d’avoir annoncé à l’avance la venue du Christ. Des personnages sont accompagnés par des anges nus, et ils sont en train de lire un livre ou bien de dérouler un parchemin.

La troisième partie est bien entendue celle qui nous interpelle le plus lorsque l’on regarde cette sublime fresque au milieu de la voûte. C’est la partie centrale qui est divisée en un rectangle, dont quatre sont plus grandes que les cinq autres. Trois d’entre eux représentent la création du monde, trois autres histoires d’Adam et trois autres l’histoire de Noé.

Parmi ces fresques, on retrouve la séparation de la lumière et des ténèbres qui est caractérisée par le créateur enveloppé dans un drap rose et dont Michel-Ange mit une journée pour la peindre. Vient ensuite la création des astres et des plantes qui sont divisées en deux parties : dans chacune d’elles apparaît le seigneur en train de créer le soleil et la lune, puis les plantes dans une posture vue de dos. Le troisième rectangle représente la séparation de la terre et des eaux, puis vient la création d’Adam. C’est la partie la plus célèbre de la fresque dans laquelle la main de Dieu et la main de l’homme viennent de se lâcher. On retrouve ensuite la naissance d’aide avec une scène du déluge dans laquelle la femme nait d’un rocher et non à coté d’Adam comme le veut la bible. Le sixième rectangle représente le péché originel et Adam et Eve chassés du Paradis. C’est à cet endroit que l’on observe le serpent entouré autour d’un arbre. À leurs côtés, Adam et Eve apparaissent affaiblis et vieillis après le fameux péché afin de montrer que la représentation du corps est aussi une manière d’exprimer la spiritualité. Dans la septième scène, le sacrifice de Noé est un remerciement au seigneur après le grand déluge. Noé construit un autel afin d’y mettre tous les animaux purs. Le huitième cadre représente le déluge universel avec une tente sous laquelle les gens se réfugient, terriblement apeurés par la pluie. C’est probablement la première scène qui a été peinte par Michel-Ange sur la voûte. Enfin le neuvième cadre qui se situe au plus près de l’entrée originelle de la chapelle est l’ivresse de Noé selon laquelle la vie et l’activité agricole réapparaissent sur la terre.

Entre chacune de ces scènes de la Genèse, on retrouve des Ignudi, figures masculines beaux et puissants qui permettent de relier les différents cadres entre eux, et à ce titre, ils ont une importance toute particulière dans la création de l’œuvre par Michel-Ange.

La fresque du Jugement Dernier



C’est exactement 20 ans après avoir terminé la fresque de la voûte que Michel-Ange est chargé par le pape Clément VII de réaliser la paroi du fond de la Chapelle Sixtine. C’est une année plus tard sous le pontificat de Paul III Farnèse qu’il commença à réaliser les travaux qui durèrent cinq ans. La sublime fresque fut l’occasion d’une cérémonie solennelle qui marquait le renouveau de la suprématie de la papauté après les événements tragiques de 1527, lorsque l’invasion de milices avait fortement ébranlé l’église de Rome.

Afin de préparer son œuvre, Michel-Ange recouvrit le mur de briques en réalisant une légère inclinaison vers le haut afin de permettre la poussière de glisser et de corriger les perspectives. Le Christ est représenté au centre de la fresque avec à ses côtés la vierge. D’un mouvement de la main, il décide du destin de l’homme : pour certains, il s’agira de remonter vers le ciel, ce que l’on peut voir en bas à gauche du mur, et pour d’autres, ils seront condamnés à aller en enfer, cette que nous voyons en bas à droite de la peinture.

Dans la scène du paradis en bas à gauche, les squelettes retrouvent progressivement leur statut de corps humain en remontant vers le ciel ce qui représente la réincarnation. Ils sont réveillés par les anges, l’archange Saint-Michel qui tient un livre contenant le nom de ceux qui seront bien heureux, et le même archange qui en possède un autre avec la liste des condamnés.

Autour du Christ se trouvent les apôtres : c’est l’occasion de découvrir Saint André avec sa croix, saint Jean-Baptiste avec le corps puissant, Saint-Laurent avec une échelle pour rappeler son supplice, Saint-Barthélemy qui a dans ses mains la peau d’un homme vidée de sa chair. A droite du Christ, on aperçoit Saint-Pierre avec le visage du pape Paul III. Sur les côtés en bas, c’est Saint-Sébastien qui est agenouillé avec des flèches. En haut du jugement dernier, on retrouve les symboles de la passion du Christ avec la fameuse croix, la couronne d’épines, les dés qui lui permettait de jouer avec les gardiens, la colonne de la flagellation et enfin l’éponge avec laquelle on lui donna à boire.

Sur cette fresque, Michel-Ange adopte un style différent de celui de la voûte. C’est sans doute parce que son attitude envers la vie a changé : le Christ est alors un personnage sévère auquel personne ne peut s’opposer ni même la vierge et encore moins les hommes. C’est pour cette raison que les personnages sont créés dans une atmosphère de souffrance qui témoigne de leur passage sur la terre.

Le jugement dernier fut retouché par un élève de Michel-Ange afin de répondre aux décisions du concile de Trente de 1563 : celui-ci recommandait de cacher la nudité des personnages et c’est alors que le peintre décida de rajouter des voiles sur les corps pour leur redonner une certaine dignité. A la fin du XVIe siècle, et au cours des siècles suivants, d’autres aménagements ont été réalisés pour répondre aux mêmes besoins. Lors de la restauration, ce fut un élément vivement discuté pour savoir s’il fallait ou non retiré les ajouts afin de respecter l’œuvre originale de Michel-Ange. Finalement, seuls les ajouts du premier peintre sont conservés tandis que les autres sont effacés. C’est ainsi qu’en 1994, le célèbre pape Jean-Paul II exprime dans son discours le fait que la Chapelle Sixtine est le véritable sanctuaire du corps humain et c’est un témoignage de la beauté de l’homme créé par Dieu.

Il fallut plusieurs années afin de restaurer les fresques de la Chapelle Sixtine, et aujourd’hui, l’air est filtré en permanence pour évacuer le dioxyde de carbone produit par les innombrables visiteurs chaque jour.

Eglise Santa Maria della Vittoria

02/06/2012 Comments off

C’est au cours du XVIIe siècle que l’église Sainte-Marie de la victoire dédiée à la vierge est construite à la demande du cardinal Borghèse. Selon la légende, c’est grâce à la vierge que le roi Ferdinand II a vaincu les protestants à Prague en 1620.

La façade de l’église est plutôt sobre ce qui contraste avec l’intérieur richement décoré dans le style baroque. L’église est réputée grâce à la statue de Le Bernin, l’extase de Sainte Thérèse qui se situe à l’intérieur d’une chapelle en forme de théâtre. Conçue dans un marbre blanc immaculé, cette statue provoque beaucoup d’émotion à tous les fidèles qui viennent pour l’admirer.

Photos de l’église dédiée à la Vierge


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La basilique Saint Pierre de Rome au Vatican

02/06/2012 Comments off

La basilique Saint-Pierre du Vatican est l’église catholique la plus importante au monde de par ses dimensions. Sa construction débuta en 1506 sur l’emplacement d’une ancienne basilique construite sous le règne de l’empereur Constantin, et c’est seulement 120 ans plus tard qu’elle fut achevée. La basilique Saint-Pierre fait partie des églises du pèlerinage, et c’est la première des quatre basiliques majeures de la ville. Elle est entièrement dédiée à Saint-Pierre dont le tombeau se trouve exactement en dessous du baldaquin, et qui selon la tradition catholique fut le premier Pape.

La visite de la basilique est entièrement gratuite. Elle se fait par l’entrée principale sur la place Saint-Pierre où il vous faudra passer des contrôles de sécurité avant d’y pénétrer. Il est possible de monter au sommet de la coupole afin de jouir d’une vue imprenable sur la ville de Rome, mais pour cela il vous en coutera environ 7 euros. Attention, si la première partie de l’Ascension s’effectue avec un ascenseur, la seconde partie se fait à travers des escaliers étroits, et au fur et à mesure de la grimpée, vous devrez pencher votre corps si vous êtes grand car le mur épouse la forme de la coupole. Ce n’est pas toujours très confortable, mais cela vaut le coup, ne serait ce que pour le folklore, mais surtout pour la vue incroyable sur les toits de la ville.

Un peu d’Histoire


Sous l’empire, le lieu était un cirque communément appelé le cirque de Néron, et c’est précisément à cet endroit que de nombreux chrétiens furent assassinés, dont le célèbre Saint-Pierre en 65 après JC. Pierre avait une place importante dans l’église après la mort du Christ.

La première basilique fut construite par l’empereur Constantin en 326, mais après de nombreux siècles et notamment lors de l’exil des Papes à Avignon, elle tombe en ruines. A leur retours, les papes décidèrent au début de la restaurer, mais finalement elle sera détruite afin d’y édifier celle que nous voyons aujourd’hui sur la sublime place Saint Pierre. De nombreux architectes se succédèrent au cours des siècles sur le projet, mais c’est une nouvelle fois l’illustre Michel-Ange qui avait pourtant 70 ans qui reprit la construction alors que les 4 immenses piliers étaient dressés. Il modifia les plans et les perspectives de l’édifice, tout en reconnaissant le talent de ses prédécesseurs. A sa mort, le travail continua, et c’est finalement en 1626 après de nombreuses péripéties que les travaux de la basilique s’achevèrent sous les ordres de Moderno, nommé sous le pape Paul V.

La façade de la Basilique


La façade de la basilique Saint-Pierre du Vatican a été conçue par l’architecte Carlo Maderno à la demande du pape Paul V. Elle mesure 144 mètres de largeur sur 45 mètres de hauteur. Entièrement réalisée en travertin provenant des carrières de Tivoli, la façade est répartie en deux étages et comporte plusieurs colonnes géantes. Sur le haut se trouve une inscription qui signifie : en l’honneur du prince des apôtres, Paul V Borghèse, grand pontife romain, l’an 1612, septième année de son pontificat. Il existe 5 portes d’entrées dont trois des 5 portails sont remarquables : le portail principal, de bronze, date du XVe siècle et provient de l’ancienne basilique. Le portail sud, dit porte des morts représente le pape Jean XXIII à genoux devant Saint-Pierre. Enfin la porte nord qui possède 16 panneaux est la porte Sainte : elle n’est ouverte que les années saintes et date du milieu du XXe siècle.

Sur la fenêtre centrale de la façade se trouve la fameuse loggia d’où le pape effectue ses bénédictions. L’attique est orné de superbes statues colossales dont celle du Christ et de ses apôtres ainsi que de deux horloges en ses extrémités.

Avant de rentrer dans l’édifice, on traverse le porche dans lequel se trouvent les statues de Charlemagne et de l’empereur Constantin ainsi qu’une mosaïque superbe qui représente Jésus en train de marcher sur l’eau.

Selon de nombreux spécialistes, la façade est sans doute la partie la moins aboutie de la basilique Saint-Pierre du Vatican. En effet, lorsqu’on se trouve juste en face sur la place Saint-Pierre, elle masque totalement la vue sur le dôme. C’est donc à partir d’un lieu plus éloigné à l’intérieur de la ville de Rome que l’on appréciera pleinement l’architecture extérieure de la basilique.



L’intérieur de la Basilique


L’intérieur de la basilique Saint-Pierre du Vatican est absolument merveilleux. Il y a tant à découvrir que l’on a du mal à poser le regard sur un endroit précis tellement nous somme ébloui par les mosaïques, les colonnes de marbre, les statues colossales ou bien encore la gigantesque coupole de Michel-Ange.

La statue de Bronze de Saint Pierre


Afin de commencer la visite, nous vous conseillons de vous rendre jusqu’à la fameuse statue de bronze de Saint-Pierre qui est considéré, rappelons-le, comme étant le premier pape de l’histoire de l’église. Cette statue n’est pas la plus impressionnante par ses dimensions mais elle possède la plus grande importance historique aux yeux des pèlerins. Elle se trouve à côté du premier pilier droit de la coupole, et elle montre Saint-Pierre assis sur un trône de marbre avec le bras levé au ciel en train de faire un geste de bénédiction. La coutume veut que les fidèles qui se rendent à la basilique Saint-Pierre du Vatican embrassent ou caressent d’un geste de la main le pied droit de la statue qui est plus avancé que le pied gauche. On constate par ailleurs qu’il est bien plus usé à force d’avoir été touché par des millions de personnes à travers les siècles.



La coupole


Après votre petit pèlerinage auprès de Saint-Pierre, le temps est venu de lever la tête afin d’admirer la superbe coupole. Elle est soutenue par quatre gigantesques piliers sur lesquels se trouvent en hauteur des cercles de huit mètres de diamètre avec un intérieur de chacun une mosaïque qui représente un évangéliste. Juste au-dessus des cercles, une bande qui fait tout le tour de la base de la coupole reçoit une inscription qui rapportent les paroles évangéliques qui ont été dites lors de l’investiture de Saint-Pierre.

L’intérieur même de la coupole est divisé de 16 quartiers avec à la base une fenêtre qui constitue un véritable puits de lumière pour cet endroit de la basilique. Dans chacun de ces quartiers, se situent 6 peintures superposées dont une ligne représente Dieu, les anges, le Christ, les apôtres et les papes.

Pour accompagner votre visite, il est possible de monter à l’intérieur de la coupole afin d’avoir une vue merveilleuse sur le baldaquin qui est l’autel papal et d’en sortir pour admirer la superbe vue sur la place Saint-Pierre ainsi que sur la ville romaine.



Le Baldaquin – Autel Papal


Juste devant vous en dessous de la coupole se trouve le magnifique baldaquin de bronze qui a été réalisé dans le style typique du XVIIe siècle. Il se compose de quatre colonnes riches torses avec des spirales sur lesquels apparaissent les jolies figures de petits-enfants. Les quatre piliers soutiennent le toit sur lequel on peut apprécier quatre statues d’anges dont des volutes se rejoignent vers un globe doré surmonté de la fameuse croix. Seul le Pape peut célébrer la messe à l’intérieur de ce sublime autel papal.

Le baldaquin a été construit exactement à l’emplacement de la tombe de Saint-Pierre. Celle-ci se situe dans une crypte qui est au niveau de la première basilique construite par l’empereur Constantin. Au cours des siècles, ce lieu fut un endroit de dévotion à Saint Pierre dont les restes auraient été identifiés au cours du XXe siècle.



Les nefs latérales


Revenons maintenant sur nos pas à l’entrée de la basilique afin de pénétrer à l’intérieur de la nef latérale droite. On n’y trouve plusieurs chapelles qui sont reliées entre elles par des passages intermédiaires dans lesquels se succèdent de nombreux monuments funéraires dédiés aux Papes.

C’est dans la première chapelle que se trouve la célèbre Piéta de Michel-Ange qu’il réalisa alors même qu’il n’avait pas 25 ans. C’est un véritable chef-d’œuvre de cinq siècles. Marie tient dans ses bras son fils mort ce qui nous rappelle à quel point Michel-Ange fut sensible à cette période de la vie chrétienne. La piéta est aujourd’hui considérée comme étant la perfection absolue en matière de sculpture, et elle est protégée par une vitre de protection suite à sa détérioration effectuée par un vandale il y a quelques années. Mais ne soyez pas inquiet, elle fut entièrement restaurée et vous aurez la chance de la voir intacte avec toute l’émotion qu’elle suggère.



En avançant dans la nef, on retrouve un premier monument funéraire qui est celui de Christine de Suède ainsi que celui du pape Léon XII EN dessous duquel se trouvent l’entrée vers la chapelle des reliques. Vient ensuite la chapelle de Saint-Sébastien à cause de sa mosaïque qui représente le martyre de Saint-Sébastien. C’est alors que le visiteur découvre la chapelle qui abrite le tombeau de Jean-Paul II dont la dépouille a été remontée de la grotte après sa béatification le premier mai 2011. Un peu plus loin s’ouvre la grande chapelle du très Saint-Sacrement dont les décorations datent du XVIIe siècle. En continuant notre avancée vers le baldaquin, nous arrivons vers la chapelle de Notre-Dame de recouvrance appelait encore chapelle grégorienne en hommage au pape Grégoire XII qui la fit réalisée.

En continuant notre chemin à travers de nouvelle chapelles et de nouveaux monuments funéraires, nous arrivons jusqu’au fameux baldaquin et jusqu’à la superbe abside dans laquelle se trouve le trône pontifical qui est une œuvre de Bernini. Fait de bronze, il est soutenu par quatre pères de l’église, est couronné de bambins et au centre de l’ouverture ovale du dessus, se trouve une colombe qui est le symbole du Saint Esprit. Il convient de poser le regard longuement sur cette œuvre tellement elle est sublime et majestueuse.

Dans la nef latérale gauche se succèdent de nouvelles chapelles avec des sculptures toutes aussi majestueuses. Nous vous laissons apprécier quelques photos de la basilique qui vous donneront certainement envie de la découvrir en vraie et d’être habité par une émotion certaine et immuable.



La montée vers la Coupole


Afin d’achever votre visite dans cette spectaculaire basilique Saint-Pierre du Vatican, nous vous conseillons vivement de monter dans la coupole. Lorsque vous êtes à l’extérieur avec la façade devant vous, l’entrée se situe sur la droite de la basilique. Il faut emprunter un ascenseur puis terminer à pied.

L’ascension est très rude. Les escaliers sont étroits, très pentus, et plus on avance, plus on se retrouve avec la tète et le corps penché car nous grimpons alors entre les deux calottes de la coupole, et la place n’est pas bien grande ! Cependant, c’est assez pittoresque et sensationnel pour être vécu. En haut, avant d’arriver au sommet, vous aurez une vue formidable sur le baldaquin qui vous paraitra alors tout petit comparé à ce que vous avez pu en voir d’en bas. Puis vous continuerez vers le sommet afin de découvrir une vue splendide sur la place Saint-Pierre ainsi qu’un panorama magnifique vers la ville de Rome avec au second plan le château Saint-Ange.

La basilique Sainte Marie d’Aracoeli

02/06/2012 Comments off

La basilique Sainte-Marie d’Aracoeli se situe juste derrière le monument Victor-Emmanuel II sur la colline du Capitole. On y accède par un long escalier de 122 marches étroites. Elle est construite à l’emplacement où la Sybille de Tibur annonça à l’empereur Auguste l’avènement du Christ.

L’église reposerait sur une ancienne abbaye byzantine, et fut placée sous l’autorité de la papauté au Ixe siècle. Elle est confiée aux bénédictins, avant d’être donnée aux franciscains. Au cours du Moyen Âge, c’est l’église centrale de Rome. C’est d’ailleurs en ce lieu que la mère de l’empereur Constantin fut inhumée.

Contrairement à de nombreuses églises romaines, la façade est relativement austère avec ses briques rouges. Malgré les restaurations, la façade n’a jamais donnée lieu à de grands travaux d’embellissement. C’est aussi ce qui nous surprend lorsqu’on entre à l’intérieur, car il contraste totalement avec l’extérieur de part sa beauté et sa richesse.

L’intérieur de l’église est composé de trois nefs qui sont séparées par 22 colonnes provenant probablement des ruines de sites antiques du mont Palatin et du forum romain.Le plafond de bois est une véritable merveille offerte par une famille féodale. Il est décoré de symboles de batailles navales et sa dorure nous émerveille lorsqu’on lève les yeux au ciel. Le sol est fait de marqueterie cosmatesque. Dans la chapelle Bufalini qui se trouve tout de suite à l’entrée sur la droite, on admire des superbes fresques du XVe siècle qui illustre la vie de Saint Bernardin de Sienne.

Parmi les autres curiosités de cet édifice religieux, la fameuse statue en bois de l’enfant Jésus qui a été sculpté au cours du XVe siècle et volée en 1994. N’ayant jamais été retrouvée, c’est une copie du Santo Bambino que le visiteur peut voir aujourd’hui. Les reliques de Sainte-Hélène, mère de l’empereur, de Saint Jupiter, et de plusieurs papes sont également conservées en ce lieu.

Découvrez la basilique en images


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Les basiliques et églises de Rome

02/06/2012 Comments off

La ville de Rome est le berceau du christianisme en Europe et dans le monde. Lorsque les premiers empereurs se convertirent au catholicisme, ils firent érigés dans la ville de nombreuses églises et basiliques. Avec l’Etat du Vatican qui se situe au cœur même de la ville, les Papes eurent une grande influence sur la ville au cours des siècles. Ce sont eux qui firent rénové ou reconstruire de nombreux édifices religieux et qui embellirent les alentours en y faisant construire des places avec des obélisques pillés des édifices antiques. Il est impossible aujourd’hui de dire le nombre exact d’églises qu’il peut y avoir dans Rome, mais une chose est sure, vous n’aurez pas assez d’un seul séjour pour toutes les visiter car on parle de plus de 600 églises !!

Voici les édifices principaux que vous ne devrez pas manquer lors de votre séjour à Rome :

Il y a tout d’abord les 4 basiliques majeures dans lesquelles se rendent les croyants lors de leur pèlerinage dans la ville :



La Basilique Saint Jean de Latran est la mère de toutes les églises de Rome. A ce titre, elle passe devant la basilique Saint-Pierre du Vatican. C’est à la fois la cathédrale de Rome dont l’évêque n’est autre que le Pape et la deuxième église la plus grande après Saint Pierre.






La basilique Saint-Pierre du Vatican est la plus grande église du monde. Elle fut érigée en l’honneur du martyr Saint Pierre qui est alors considéré comme le premier Pape. L’intérieur est tout simplement époustouflant, c’est un lieu incontournable.







La Basilique Saint Paul Hors les Murs se trouve en dehors de la ville mais est rattachée à l’état du Vatican. Elle est construire sur ordre de Constantin à l’emplacement de la tombe de Saint Paul.







La Basilique Sainte Marie Majeure fut construite à la demande du Pape libère en l’honneur de la Vierge Marie.








La chapelle Sixtine se trouve dans les musées du Vatican. C’est un lieu remplit d’émotion, décoré de sublimes fresques de Michel Ange qui exprime des scènes de la bible. Un lieu incontournable à visier absolument lors de votre voyage à Rome.







La Basilique Saint Laurent Hors les Murs a été érigée par l’empereur Constantin en l’honneur de Saint Laurent qui est considéré comme étant l’un des saints patrons de la ville de Rome.







La Basilique Sainte Croix de Jérusalem a été construite en hommage à Hélène, la mère de l’empereur Constantin qui fit un pèlerinage à Jérusalem et ramena un bout de la Croix de crucifixion du Christ.







L’église Saint Pierre aux Liens réputée pour sa statue de Moise élaborée par Michel Ange lui-même fut construite pour abriter les chaines qui auraient servi à lier les mains de Saint Pierre dans sa prison de Jérusalem.







L’église Sainte Marie du Trastevere est située dans le quartier du même nom à l’emplacement d’une source d’huile qui jaillit dans cet ancien quartier juif et qui fut interprété comme étant l’arrivée du christianisme. C’est l’une des plus anciennes églises de la ville.






L’église Sant Ignazio di Loyola est érigée en hommage à Saint Ignace de Loyola qui est le fondateur de la compagnie de Jésus. Elle se trouve près de place de la Rotonde.







L’église de Gesu est la principale église jésuite de la ville. Elle fut érigée et surtout décorée afin d’impressionner les fidèles et se situe à proximité du monument Victor Emmanuel II.







L’église Saint Louis des Français est l’église nationale officielle française dans la ville de Rome. Sa construction a été financée par certains rois de France.








La basilique Saint Clément du Latran est faite en gommage au pape Clément Ier. Maison privative, lieu de culte privé, elle est finalement ouverte au public et aux fidèles.







L’église Neuve ou encore Chiesa Nuova située sur la place de l’horloge est l’une des plus grandes églises baroques de la ville.








L’église Sainte Sabine dite Santa Sabina se situe à coté du Tibre et est dédiée à une martyre chrétienne du IIe siècle.








L’église Sainte Marie Victoire ou Eglise Santa Maria della Vittoria est une église dédiée à la vierge construite à la demande du cardinal Borghèse.








L’église Sainte Marie de la Minerve qui se trouve près du Panthéon est la seule église de la ville qui est entièrement construite dans le style gothique.








La basilique Sainte Marie d’Aracoeli à laquelle on accède par un grand escalier derrière le monument Victor Emmanuel II est l’ancienne église centrale de la ville.








La basilique Sainte Praxède est le lieu où se trouvent les ossements de nombreux chrétiens persécutés et sa décoration est riche de sublimes mosaïques byzantines.