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Archives pour la catégorie ‘Rome antique’

Le Panthéon de Rome

02/06/2012 Comments off

Le Panthéon de Rome qui est aujourd’hui une église se situe non loin de la fontaine de Trévi et de la place Navone. Il fait parti intégrante du cœur historique de Rome, et le monument tel qu’on peut le voir aujourd’hui date de sa reconstruction sous l’empereur Hadrien aux alentours de 123 après JC. Restauré plusieurs fois au cours des siècles, il fut tour à tour un mausolée, puis une église lorsque l’empereur Phocas en fit le don au pape Boniface IV. Au XVIIe siècle, des objets du Panthéon furent pillés sur l’ordre du pape Urbain VIII Barberini afin de réaliser le fameux baldaquin de la basilique Saint-Pierre de Rome. Aujourd’hui, le Panthéon est le lieu ou reposent les corps du peintre Raphaël qui s’illustra dans les chambres du Vatican, du roi Victor-Emmanuel II de Savoie et de Umberto Ier qui lui succéda.


Le premier Panthéon d’Agrippa


Le premier Panthéon a été construit sous le règne de l’empereur Auguste par Agrippa en l’an 27 avant JC. Ce dernier participa largement à la construction de plusieurs édifices comme les thermes d’Agrippa afin d’embellir la ville de Rome. Son nom est toujours gravé sur la porte d’entrée sur laquelle on peut lire l’inscription : « Marcus Agrippa, fils de Lucius, consul pour la troisième fois, le fit construire ». Ce bâtiment original était d’une forme rectangulaire et fut bâti avec des blocs de travertin recouvert de marbre.

Le Panthéon reconstruit sous le règne d’Hadrien en 123 après JC


C’est en 110 après JC qu’un incendie détruit totalement l’édifice. C’est l’empereur Hadrien qui régnait à cette époque qui demanda expressément de le reconstruire. C’est un endroit totalement exceptionnel pour l’époque, étant donné que l’on ne retrouve aucun autre édifice pareil dans l’architecture romaine. Ainsi lorsqu’on rentre dans le panthéon, on quitte un univers rectiligne afin de se retrouver dans une ambiance circulaire sur laquelle git une coupole aux dimensions extraordinaires.

Selon Hadrien qui aimait voyager notamment en Orient, le panthéon devait être le temple de tous les dieux et non des empereurs. La coupole qui est exactement une demi-sphère de 150 pieds romains de diamètre en est l’exemple même puisqu’elle est largement inspirée des constructions grecques.

Architecture de l’édifice


Aujourd’hui encore, il n’y a pas de documents précis qui attestent de l’auteur de ce nouveau Panthéon. Lors de la reconstruction, l’orientation de l’édifice fut conservée mais l’entrée qui était à l’origine au sud se retrouve désormais au nord.

Le portique de la façade comporte 16 colonnes corinthiennes de granite qui sont disposées sur trois rangées : une première avec huit colonnes, puis deux rangées de quatre colonnes chacune. Toutes les colonnes proviennent d’Égypte, pays dans lequel l’empereur Hadrien aimait se rendre et dont il ramena de nombreux obélisques pour Rome. Le pronaos ou entrée qui précède mesure 33,1 mètre de large contre 15,6 mètres de profondeur.

Avant d’atteindre la rotonde, on traverse un bâtiment de transition qui est aussi large que le pronaos mais un peu plus haut. Les portes de bronze qui permettent d’y accéder sont certainement les plus grandes de l’Antiquité qui nous ait donné de voir aujourd’hui dans le monde.

Après ce bâtiment de transition se trouve la fameuse rotonde qui fait tout le charme et la particularité du Panthéon de Rome. Sa dimension est complètement circulaire avec un diamètre externe de 58 mètres dont la paroi mesure 7 mètres d’épaisseur. Au niveau inférieur de la rotonde se trouvent à nouveau des colonnes corinthiennes tandis que juste au-dessus, un décor avec de fausses fenêtres carrées gisent sur des plaques de marbre rose. Au sol, on trouve de la marqueterie de pierres colorées qui dessinent des formes rondes et carrées en alternance.
Quant à la coupole, c’est une sphère absolument parfaite d’un diamètre de 150 pieds romains. Malgré de nombreux tremblements de terre, la coupole qui est d’une taille gigantesque reste dans un très bon état de conservation puisque jamais elle n’a eu besoin d’être restaurée au cours des siècles. C’est grâce à une étude minutieuse des matériaux de construction et des forces de poussées que cela fut possible à cette époque.

Le Panthéon après Hadrien


Après le règne de l’empereur Hadrien, il semblerait qu’aucune divinité n’ait été enterrée au Panthéon. Les nombreuses statues de bronze qui pouvaient se trouver sur la façade ou à l’intérieur semblent avoir été pillées au cours des différents sacages de la ville. C’est finalement en 609 que l’empereur byzantin Phocas le donna au Pape de l’époque qui en fit une église.

Au cours de la renaissance, comme de nombreux bâtiments antiques de la ville de Rome, le Panthéon a servi pour la récupération de matériaux afin de fabriquer notamment le baldaquin qui fait la fierté de la basilique Saint-Pierre de Rome. Ce pillage eut un effet retentissant parmi la population qui s’exprima à travers cette phrase désormais célèbre : « ce que les barbares n’ont pas fait, les Barberini l’ont fait » (il faut savoir que le Pape à l’origine de ce pillage faisait partie de la dynastie des Barberini).

Une première restauration fut ordonnée afin de remplacer notamment l’une des colonnes extérieures qui tomba par une colonne de granite rose provenant des thermes de Néron. En 1747, un architecte baroque décida de condamner les fenêtres dans le soubassement de la coupole pour les remplacer par des fausses en peinture.

Informations, Tourisme et Photos


Le Panthéon se situe aujourd’hui à un endroit très touristique dans le cœur historique de Rome sur la place de la rotonde. Il fait face un obélisque depuis 1578 qui provient d’Égypte.

Le tarif est gratuit. Tous les jours, le Panthéon est ouvert de 8h 30 à 19 heures 25, sauf le dimanche de 9h00 à 17 heures 55. Les jours fériés, le Panthéon est ouvert de 9h00 à 12h55. Il est fermé le jour de Noel.

Categories: Rome antique

Le Théatre de Marcellus

02/06/2012 Comments off

Le théâtre de Marcellus est le plus ancien théâtre de pierre qui subsiste de l’époque romaine. Jusqu’alors, les théâtres étaient démontés après chaque représentation. Sa construction a débuté sous Jules César, mais c’est sous le règne de l’empereur Auguste qu’il fut terminé. Ce dernier lui donna le nom de son neveu, Marcellus mort en 23 avant JC.

D’une hauteur de 33 mètres, et en forme de demi cercle, le théâtre de Marcellus pouvait accueillir au minimum 15 000 personnes. Au XIIIe siècle, il fut occupé par une famille riche, les Savelli, et au XVIIIe siècle il passa sous les ordres des Orsini. Aujourd’hui, on devine clairement de l’extérieur que la façade du troisième étage ne date pas de l’Antiquité. C’est en effet Peruzzi qui en est à son origine à la période de la renaissance.

Vous pourrez admirer les vestiges de ce théâtre qui se situe tout proche de l’Ile Tiberine au Sud ouest de la ville.

Categories: Rome antique

Les thermes de Caracalla

02/06/2012 Comments off

Les thermes de Caracalla sont situés au sud de la ville de Rome à quelques encablures de Circus Maximus et au pied de la colline de l’Aventin. Ils constitueront sans aucun doute pour le touriste une plongée dans la Rome Antique. Achevés en 217 sous le règne de l’empereur Caracalla, les thermes étaient alors les plus grandioses et luxueux de l’empire romain. Il fallut 9000 personnes par jour pour les édifier et une fois en activité, ils pouvaient accueillir jusqu’à 1600 personnes en même temps.


Histoire et Fonctionnalités des Thermes


Les thermes de Caracalla constituaient à l’époque Romaine l’un des plus luxueux ensembles thermal de la région, sinon le plus luxueux. Chaque jour, environ 1600 personnes venaient se détendre dans ce complexe qui proposait en dehors des bains publics d’autres activités tels que de la nage, de la gymnastique, un complexe sportif, mais également des endroits culturels ainsi que des médecins. C’était donc non seulement un lieu de détente mais aussi un lieu de rencontre pour faire des affaires car toute la société romaine venait s’y retrouver.

La construction de cet édifice a débuté sous le règne de l’empereur Sévère en 193 pour s’achever en 217 sous Caracalla, d’où le nom qui lui est attribué aujourd’hui. Il fallut construire en 212 l’aqueduc de l’Aqua Antoniniana afin d’acheminer l’eau qui était stockée dans quelques 64 citernes gigantesques de 80 000 litres chacune.

De conception carrée avec les bains situés dans la partie centrale, les thermes étaient entourés par une grande enceinte de 337 mètres de long sur 328 mètres de large derrière laquelle se trouvaient des espaces verts avec des fontaines afin d’en faire un véritable lieu de décontraction et de relaxation. L’intérieur de l’enceinte formait un espace de vie d’environ 100 000 m2 ! Dans la partie centrale se succédaient différents bains dont la température diminuait au fur et à mesure que l’on s’y avançait. Il y avait le Caldarum (plus chaud) en forme de cercle d’un diamètre de 34 mètres, le Tepirdarium (eau tiède) et le Frigidarium (eau froide).La piscine mesurait elle 53 mètres de long, ce qui laisse imaginer la grandeur de l’établissement quand on sait que c’est à peu près la même taille qu’une piscine olympique de nos jours. Sur les cotés, là où se trouvent d’innombrables pièces voutées se situaient probablement des boutiques, des restaurants, des salles de massage, des bibliothèques ainsi que des salles de lecture. Il y avait même un stade avec des gradins pour permettre à certains de faire du sport. Globalement, dans l’enceinte, on trouvait un grand nombre d’activités annexes aux bains.

Aujourd’hui, les ruines restent impressionnantes, et de part la préservation des murs, on peut se rendre compte de la grandeur de cet établissement. Les murs haut et épais servent à conserver la chaleur à l’intérieur en évitant de subir les influences du climat extérieur. Les toits et les murs étaient recouverts de brique rouge dont le lieu de fabrication se trouvait à une centaine de kilomètres de la ville de Rome.

A l’intérieur des thermes, la décoration était riche et luxueuse, même si aujourd’hui, il est bien difficile de s’en rendre compte. On y trouvait de grandes statues, des vasques sublimes, de la mosaïque recouvrait les sols et certaines parties des murs, ainsi que des colonnes bien spécifique de l’époque romaine. Les murs pouvaient aussi être décorés de marbre de couleur, comme on en trouve dans certaines basiliques de la ville de nos jours, et les plafonds étaient ornés de peintures. Le peuple romain, après avoir dépouillé de nombreux peuples, avait utilisé les thermes de Caracalla pour montrer toute leur puissance et leurs richesses.

Après avoir été restaurés plusieurs fois sous les empereurs Aurélien, Dioclétien et Théodoric le Grand et fonctionné pendant plus de 300 ans, les thermes de Caracalla cessent en 537 après l’invasion des Goths qui détruisent l’aqueduc permettant de remplir les citernes. C’est à partir de cette époque que l’établissement tombe en ruine. Il est pillé à de multiples reprises, et marbres et briques serviront à la construction de nombreuses églises et de palais romains. Le Pape Pie III est même venu se servir pour construire une partie de la basilique Saint-Pierre de Rome.

Visite des Thermes


Le tarif d’entrée est de 6 euros, et de 3 euros en tarif réduit ( si vous utilisez le Roma Pass par exemple ).


Si vous souhaitez imaginer un peu ce que pouvaient être les salles à l’époque, alors il vous faudra une bonne heure de visite. Sinon, un petit tour autour et à l’intérieur de l’enceinte suffira à vous rendre compte de la gigantesque de cet l’établissement thermal. Malheureusement, il n’est plus possible de voir les richesses décoratives, mais il subsiste un sol recouvert de mosaïque.

Les Horaires d’ouverture sont : Du 2 Janvier au 15 Février, ouvert de 9h à 16h30, du 16 Février au 15 Mars, ouvert de 9h à 17h, du 16 Mars au dernier samedi de Mars, ouvert de 9h à 17h30, du dernier dimanche de Mars au 31 Aout, ouvert de 9h à 19h15, en Septembre, ouvert de 9h à 19h, du 1er octobre au 24 Octobre, ouvert de 9h à 18h30, et du 25 octobre au 31 Décembre, ouvert de 9h à 16h30.

Autres photos des thermes de Caracala


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